ABEILLES, FRELONS, GUEPES, BOURDONS

Dernière mise à jour : 12 juil.

Les abeilles (Anthophila) forment un clade d'insectes hyménoptères de la super-famille des Apoïdes. Au moins 20 000 espèces d'abeilles sont répertoriées sur la planète dont environ 2 000 en Europe et près de 1 000 en France. En Europe, l'espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produit pas de miel , elles se nourrissent du nectar des fleurs. Les abeilles sont capable de porter l’eau. Une abeille d'hiver peut vivre jusqu'à 10 mois, en hibernant, tandis qu'une ouvrière d'été ne vit guère plus d'un mois. Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : abeilles domestiques ou sauvages, solitaires ou bien sociales, etc. Elles sont nettement distinctes des guêpes par leur morphologie et leur comportement, notamment leur alimentation. Les bourdons en revanche sont un groupe particulier d'abeilles.

Les abeilles, et les autres espèces de pollinisateurs, sont actuellement gravement menacées, avec un taux d'extinction qui est « de 100 à 1 000 fois plus élevé que la normale », selon l'ONU. On constate dans l'Hémisphère nord une baisse de la population des insectes pollinisateurs et en particulier des abeilles. Un des symptômes de ce phénomène est le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, qui connaît une recrudescence au début du xxie siècle. De multiples causes semblent être à l'origine de cette baisse de la population : parasites, champignons, prédateurs, monoculture intensive, alimentation trop peu diversifiée ou de mauvaise qualité, réchauffement climatique… Les produits phytosanitaires agricoles, les cultures d'OGM et la pollution électromagnétique sont également cités mais leur implication est de moins en moins controversée avec un consensus scientifique croissant sur le rôle dévastateur des insecticides . En tant qu'animal bioindicateur, cette situation inquiète non seulement les apiculteurs, mais aussi de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l'importance économique et écologique de l'abeille. Toutes les abeilles peuvent jouer un rôle important pour la pollinisation des plantes, et en particulier celle de nombreuses plantes cultivées. La pollinisation par les insectes indigènes non domestiques est un enjeu important de l'écologie. En effet, les insectes sauvages permettent d'effectuer naturellement des fécondations croisées : l'ovule d'une plante reçoit le pollen d'une autre plante de la même espèce, cela permet de conserver une grande diversité génétique. Or, la diversité génétique permet d'éviter les dépressions de consanguinité et augmente la résilience de la population face aux perturbations environnementales et aux nouvelles maladies. Dans une population à grande diversité génétique, le risque d'extinction est beaucoup plus faible. Le 16 avril 2014 les sénateurs français ont adopté un amendement à la loi sur l'avenir de l'agriculture reconnaissant l'abeille comme « un bio-indicateur dans le cadre de la surveillance des produits phytopharmaceutiques ».

À la différence des guêpes et des frelons, l'abeille n'est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive L'abeille utilise son dard cranté pour injecter du venin à son agresseur lorsqu'elle se trouve menacée. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l'abdomen de l'abeille lorsque celle-ci s'éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l'abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l'abeille piqueuse

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Malheureusement nos amis à quatre pattes on souvent envie d’attraper ces petites bêtes qui volent trop près d’eux, ou juste pour s’amuser à la capturer, et ceux, qui, pas inadvertance vont s’assoir/s’allonger dessus ou s’en débarrasser avec un coup de queue/crinière.


Une piqûre injecte en moyenne 50 à 140 µg de venin (contre 10 µg pour la guêpe qui possède un dard lisse mais peut piquer plusieurs fois, ), selon l'espèce d'abeille et le délai avant lequel l'aiguillon est retiré. Même après le départ de l'abeille, les contractions réflexe des muscles arrachés continuent d'injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Sauf en cas d'intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour les animaux. Toutefois, l'emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique


Après une ou des piqûres de guêpe, frelon, abeille ou bourdon, il est important de reconnaître les situations nécessitant une hospitalisation urgente. Dans les autres cas, des gestes simples permettent de soulager la réaction locale autour de la piqûre.


Pour éviter ce genre de désagréments, vous pouvez tenter de dissuader votre animal de jouer avec les guêpes et autres insectes, mais on sait bien que ça sera difficile. La meilleure chose à faire est de toujours rester attentif aux réactions de votre chien et d'être vigilant.


Lors d’une piqure au niveau de la tête, enlever directement le collier ou harnais qui pourrait à la suite d’un gonflement, empêcher votre animal de respirer correctement.



En cas d’aggravation de l’oedème et apparition de nouveaux symptômes dirigez vous au plus vite chez votre vétérinaire.

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