LES VIPÈRES

Dernière mise à jour : 12 juil.

Les vipères sont nombreuses, autour d’une centaine d’espèces, mais en France, les principales rencontrées sont la vipère aspic (Vipera aspis), la vipère péliade (Vipera belus), la vipère d’Orsini (Vipera ursinii) et la vipère de Seoane (Vipera seonaei).

La vipère, quelle qu’elle soit, est toujours très crainte pour ses morsures qui sont rarement mortelles, du fait d’une prise en charge médicale efficace, aujourd’hui. Toutefois, il s’avère bien utile de savoir la reconnaitre.


Reconnaitre une vipère : - La vipère de Seoane (Vipera seonaei) ne se rencontre que dans les Pyrénées-Atlantiques et le Nord de l’Espagne, elle est assez petite (autour de 50 cm) et se fait de plus en plus rare. - La vipère d’Orsini (Vipera ursinii) qui est protégée en France, évolue également dans un périmètre très circonscrit à l’extrême Sud-Est de l’Hexagone (Hautes-Alpes et Alpes de Hautes-Provence) : elle a la particularité d’être la plus petite vipère européenne puisqu’elle n’excède pas 40 voire 45 cm. Son venin est peu toxique donc sans danger pour l’Homme. - La vipère péliade (Vipera belus) est aussi très localisée, essentiellement dans le Nord de la France. Elle ne dépasse guère les 60 cm, mais elle est venimeuse si elle mord. - La vipère aspic (Vipera aspis) s’impose donc comme la vipère qui couvre la quasi-totalité du territoire français métropolitain. Elle est également la plus longue, mesurant autour de 70 cm mais pouvant parfois atteindre 90 cm. La dysmorphie sexuelle se remarque aux mâles plus longs comparativement aux femelles qui seront plus trapues. Ses principales caractéristiques sont sa tête triangulaire et large, son museau retroussé, ses pupilles verticales de ses yeux et sa queue assez courte dont la face intérieure, au bout, est jaune ou rouge. Sa couleur est assez variable allant du gris au brun, avec des motifs qui peuvent également changer d’un sujet à l’autre allant des bandes plus foncées transversales ou en zig-zag selon les cas. Elle est couverte d’écailles qui dessinent une arête médiane. Elle change de peau plusieurs fois par an : on compte en moyenne 2 à 3 mues annuelles. Son venin est composé de protéines dont les propriétés sont toxiques et enzymatiques, entrainant des réactions pouvant être dangereuses, chez celui qui le reçoit.


La morsure blanche ou sèche de vipère n’entraine pas de réaction locale puisqu’elle n’a pas donné lieu à une injection de venin, elle laisse juste la trace des deux crochets à venin qui se sont plantés dans la peau. En revanche, les morsures classiques entrainent souvent des symptômes. Les symptômes surviennent entre une demi-heure et quelques heures après la morsure: douleur intense, gonflement autour de la morsure, nausées, vomissements, diarrhée, accélération du rythme cardiaque. Selon la gravité de la morsure d'autres symptômes peuvent également apparaître. Dans les cas graves, l’œdème s’étend au-delà du membre mordu et un état de choc ainsi que des saignements peuvent survenir.


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En attendant les secours: - Prenez une photo du serpent, et déclencher un chronomètre. Calmez votre animal ; évitez tout stress ou effort - Appliquez une poche de glace - Désinfectez la plaie (lavez la plaie à l’eau et au savon puis utiliser un désinfectant). - Enlevez rapidement les colliers, harnais, musolières, selles, licols, …. - Immobilisez le membre atteint en le surélevant légèrement pour limiter le gonflement.


A ne surtout PAS faire: - Sucer la morsure, la cautériser, l’inciser ou poser un garrot aggrave les lésions. - Ne pas inciser la morsure (aggravation du risque d’infection) - Ne pas aspirer le venin par succion (risque de contamination du secouriste en cas de plaie buccale) - Ne pas utiliser de l’alcool ou de l’éther (augmente la diffusion du venin) - Ne pas injecter un sérum antivenimeux (risque de choc allergique) - Ne pas poser un garrot (aggravation des lésions locales) - Ne pas mettre du chaud ou une flamme au niveau de la morsure (le venin de serpent n’est pas sensible à la chaleur) - Ne pas utiliser un Aspivenin (petite pompe destinée à aspirer le venin qui n’a qu’un éventuel effet placebo)


Quel vétérinaire contacter ? - Si votre vétérinaire traitant est ouvert, c’est bien évidemment l’interlocuteur privilégié. - En son absence, pour ce type d’urgence, une consultation sans délai dans un service d’urgence est indispensable. En effet, une surveillance vétérinaire prolongée doit être mise en place, un traitement de l’état de choc, des examens complémentaires (biologies, …) sont nécessaires pour dépister des complications de CIVD ou d’insuffisance rénale.

Les prédateurs naturels de la vipère contribuent à son élimination : il s’agit du hérisson, des rapaces, du renard, du sanglier, du corbeau… N’utilisez pas de produits répulsifs chimiques ni de boules de naphtaline : ils sont non seulement peu efficaces mais en plus ils sont dangereux pour le reste de la faune ainsi que pour vos animaux domestiques et vos enfants.

Chats et chiens vont en effet laisser sur leur passage des « traces » de leur présence (poils, urine, etc.). Ils agissent comme des répulsifs naturels contre les serpents qui envisagent de faire un tour dans le jardin. Leur instinct de survie les tiendra efficacement éloignés.Attention, les serpents (vipère, couleuvre…) sont des animaux protégés, il est donc strictement interdit de les tuer, de détruire leurs oeufs ou même de les déplacer.


Chez vous : - Utilisez de l’ail - Attirez les hérissons - Élevez des poules - Éloignez les rongeurs - Sécurisez les bassins - Entretenez votre jardin - Supprimez les cachettes - Huile essentielle de clou de girofle et de Canelle (ne pas appliquez sur la peau) - Vinaigre blanc autour des piscines




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